« Pardonner revient à libérer un prisonnier et découvrir que le prisonnier, c’était vous » – Lewis B. Smedes
Pardonner est un puissant atout spirituel. Cela consiste à décider intentionnellement d’abandonner toute colère, tout ressentiment ou désir de revanche. Ceux qui possèdent cette belle vertu comprennent la valeur de la liberté et savent que l’impact va bien au-delà des personnes directement concernées.

Les Hawaïens conçoivent le monde extérieur comme un miroir de ce qui se passe en nous. Ils ont conscience que, tous ensemble, nous contribuons à ce qui se produit dans le monde et dans notre vie. Ils pratiquent la réconciliation et le pardon, qui consiste à corriger, à redresser les choses. Leur prière de pardon et d’acceptation est une prière de nettoyage des énergies. Elle s’appelle « Ho’oponopono » et voici ce qu’elle dit :
Je suis désolé : je reconnais et accepte ma responsabilité vis-à-vis de la personne que j’ai lésée et vis-à-vis de l’univers.
Pardonne-moi : c’est ma requête pour faire amende honorable envers le Soi et envers l’univers.
Merci : une opportunité de montrer de la gratitude envers le soi et l’univers.
Je t’aime : une énergie d’amour adressée à l’univers qui me permet d’apprendre de cette expérience.
Cela demande beaucoup de force et autant d’humilité de pouvoir dire « Je suis désolé », tout spécialement si on a le sentiment d’être la victime. Mais cette prière, cette attitude, est un moyen de libérer l’âme des liens karmiques créés au cours de nombreuses vies. Ceux qui sont sur un chemin spirituel, qui sont conscients d’être, originellement, des êtres de paix et de lumière, savent ou réalisent que s’ils se trouvent dans des situations difficiles, avec des personnes difficiles, c’est qu’ils ont leur part de responsabilité dans ce qui est en train de se jouer.
Tout ce qui se produit, se produit pour une raison : il y a quelque chose à apprendre, une occasion de pratiquer le pardon, de développer le pouvoir de discernement, une occasion d’apporter une réponse différente. Les situations délicates nous appellent à trouver une réponse nouvelle et meilleure. En pardonnant, nous réglons un compte karmique. En ne le faisant pas, nous courons le risque de perpétuer ce compte et d’ouvrir ainsi la voie à davantage de souffrance.
L’effet domino du pardon
Le pardon est puissant. Les recherches montrent que le pardon
• réduit le stress et l’anxiété
• améliore le bien-être émotionnel et la santé mentale
• augmente l’empathie et la compassion
• procure un meilleur sommeil, une meilleure santé physique, un plus grand sens de contrôle et d’autonomie
• améliore la qualité des relations sociales
• augmente les chances de croissance et de transformation personnelle.
L’effet domino du pardon, c’est son impact sur son entourage.
Le pardon est un voyage qui demande patience, compréhension et compassion pour le soi. Son impact ne peut s’effacer en disant simplement « je vous pardonne », à moins d’avoir effectué au préalable un véritable processus intérieur. Cela demande une véritable reconnaissance de toutes les émotions impliquées, une compréhension de toutes les causes avant que la décision de pardonner puisse amener à surmonter la douleur et abandonner le ressentiment. La méditation est d’une grande aide dans ce processus.
Prendre un temps de silence et de calme aux heures matinales aide à intégrer la guérison et à prendre conscience de ce qui doit être accompli et des moyens d’y parvenir. Le sentiment de liberté et de légèreté qui suit cette profonde pratique du pardon, constitue la magnifique récompense du courage, de l’humilité et de l’autocompassion mises en œuvre pour commencer ce voyage.
« Les faibles sont incapables de pardonner. Le pardon est l’attribut des forts » disait Mahatma Gandhi.
Pour en savoir plus sur les étapes pratiques que comporte ce voyage du pardon, vous pouvez vous référer à l’ouvrage « Calme dans la Tempête – 7 outils pour traiter la peur et l’incertitude » de Jan Alcoe et Dr Sarah Eagger.
A propos de Sarah Eagger
Le Docteur Sarah Eagger, est ex-consultante en psychiatrie à l’Imperial Collège de Londres et Présidente de la Fondation Dadi Janki. Elle pratique la méditation du Raja Yoga depuis de longues années.
