Le soi, l’âme


Conscience d'âme

La connaissance de soi

La connaissance de soi, telle qu’elle est enseignée par les Brahma Kumaris, repose sur la compréhension des mécanismes mentaux qui aboutissent à la création de la personnalité. Trois pôles ou fonctions dans l’âme génèrent pensées, décisions, actions et habitudes qui déterminent votre orientation dans la vie. Ces trois pôles sont l’esprit, l’intellect et les sanskars.

Les sanskars

Le terme sanskar vient du sanskrit. Un sanskar est un trait de personnalité, une empreinte laissée sur l’âme, la trace d’une action effectuée. Une habitude résulte de la répétition d’une action. Plus une habitude est ancrée dans l’âme, plus le sanskar est profond et plus il offrira de résistance à sa transformation.

L’action (karma en sanskrit)

Le terme action peut évoquer aussi bien un acte physique, qu’un acte mental, d’où résulte la création de sanskars. Vos actions physiques telles que marcher, manger, classer des papiers, etc. sont colorées, caractérisées par différentes habitudes. Vous les accomplissez vite ou lentement, avec précaution ou indifférence, précision ou dans la confusion, etc.

Il en est de même pour les habitudes mentales. Vous pouvez avoir pris l’habitude d’attacher un sentiment de joie ou de dégoût, d’impatience ou de jalousie, d’amour ou de haine à des situations que vous avez rencontrées plusieurs fois. Les habitudes mentales se manifestent par le fait que, dans une même situation, les mêmes pensées émergent dans l’esprit.

La mémoire de tous vos actes est enregistrée en vous. Chaque première action que vous accomplissez dans les milliers de domaines ou de relations que comprend votre vie, constitue la base éventuelle d’une nouvelle habitude. C‘est pourquoi il est important de connaître la faculté de l’intellect tel que décrit par le Raja Yoga.

L’intellect (budhi en sanskrit)

L’intellect est l’outil du changement. Il ne s’agit pas ici de l’intellect raisonneur tel qu’on l’entend en Occident, mais d’un instrument actif dans l’âme. L’intellect se modifie lui-même au gré des connaissances qu’il reçoit. La connaissance le façonne, la compréhension de son propre rôle contribue à son efficacité.

L’intellect est en mesure de discerner et de discriminer quand il a reçu suffisamment d’information pour le faire. Cette information provient de connaissances acquises ou d’expériences personnelles. Les unes comme les autres donnent à l’intellect un modèle, une ligne, une règle à suivre. Par exemple, si je suis parent, je me donne la règle de me comporter d’une manière que mon enfant puisse copier ; c’est un moyen de l’éduquer par l’exemple.

Lorsqu’une habitude est très ancrée, par exemple l’habitude de laisser traîner des choses ou l’habitude de traverser la rue n’importe où, la transformer demande davantage d’attention. Les informations et les lignes de conduite que je fournis à mon intellect lui permettent de jouer correctement son rôle, avec détermination.

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