Tant d’histoires sont enregistrées dans notre mémoire, tourbillonnent dans notre esprit : des aspects non résolus ou inachevés, des choses que nous aurions préféré n’avoir pas faites, ou au contraire avoir faites. Certaines de ces choses disparaissent rapidement, d’autres s’estompent avec le temps, mais certaines persistent et restent aussi vives que lorsqu’elles se sont produites…

Les regrets font partie de la condition humaine. Regretter signifie « je pense que je serais plus heureux ou que me sentirais mieux si les choses avaient été différentes dans le passé ». Une partie du cheminement spirituel consiste à commencer à résoudre les sentiments de regret qui nous habitent.
Je peux tout d’abord comprendre comment tirer, de ces expériences, des leçons qui m’aident à agir différemment à l’avenir. Ces regrets profonds ont deux effets :
- Je ne me sens pas heureux dans le présent, car ce regret pèse sur moi comme une ombre
- Ce regret nuit à la relation que j’ai avec moi-même.
Le cycle du regret
Il existe un cycle du regret.
- Tout d’abord, il y a le déni : « cela ne s’est pas produit, cela doit disparaître ».
- Ensuite, il y a la confusion : « Comment ai-je pu faire/dire cela ? ».
- Vient ensuite l’auto-punition, la culpabilité : « Je m’en veux d’avoir fait ça ! »
- Et enfin, un effet de renforcement : en revivant cela encore et encore, je continue à ancrer une attitude négative envers moi-même. Ce qui est très néfaste !
Pour une vie de qualité, j’ai besoin de renforcer l’amour, le respect et la valeur que j’ai pour moi-même. Il est impossible de le faire si je renforce constamment une vision négative de moi-même qui m’affaiblit.
Si je ne me respecte pas moi-même, je n’aurai aucun respect pour les autres, la société ou l’environnement.
Se réconcilier avec sa conscience
Je dois me réconcilier avec ma conscience. Je dois apprendre, au fur et à mesure que j’avance sur le chemin spirituel, à ne faire et ne dire que ce qui est en accord avec mes convictions les plus profondes. Je peux m’entrainer à résister à la pression des autres et à toute forme de tentation qui m’inciterait à agir à l’encontre de ces convictions.
Pour cela, il me faut comprendre qui je suis vraiment. Je ne suis pas mon identité physique, ce sentiment de moi-même comme étant mon corps, mon genre, ma culture ou mon éducation. Tout cela est temporaire et fait que je me sens arrogant et supérieur à un moment donné, puis, l’instant d’après, dans le manque de respect de soi et le sentiment d’infériorité.
Il me suffit de comprendre que je suis une âme. Un être spirituel, éternel, immortel, fait de lumière, l’atma, l’énergie qui vit dans le costume du corps.
L’âme est un point sans largeur ni longueur, plein de puissance et de lumière.
Une fois que je commence à comprendre et à expérimenter cette vérité, je me sens si bien et si à l’aise avec qui je suis. Un état naturel de paix commence à émerger. Je commence à comprendre que, dans le passé, j’étais sous l’influence de la pensée temporaire que je suis un corps, et donc impacté par ce qui découle de cette croyance.
Maintenant, je peux recevoir le pouvoir de ne rien faire que je sois susceptible de regretter.
Ce chemin spirituel et la pratique de la méditation commencent à guérir le passé et ses effets sur moi, et une relation différente commence à se développer avec ma conscience. Je deviens mon meilleur ami et cesse d’être mon pire ennemi.
A propos de Charlie Hogg

Charlie Hogg, basé à Sydney, pratique la méditation quotidienne avec les Brahma Kumaris depuis 45 ans.
